COURSES ÉPIQUES


Ici à Chantilly, à Vincennes ou à Auteuil, le cheval est une bête. Une bête de course, affublée d'un nom à dormir debout et d'un numéro que les turfistes souhaitent gagnant. Les jockeys, légers comme le vent, sont grimpés sur la bête ou dans des sulky dernier cri. Au galop ou au grand trot, la horde des partants s'élance sur la piste. Ca se bouscule, ça cravache à tout va, la terre tremble et dans les gradins monte un braillement animal recouvrant d'un seul élan la logorrhée du speaker essoufflé qui énumère les couleurs des casaques... La ligne d'arrivée. Déjà tout est fini. Jusqu'au prochain départ. A certains, la chance a souri. Ils empochent leurs gains. D'autres font le pari de rejouer. On s'informe. On se refile des tuyaux. Passe un propriétaire, un entraineur, un lad qui tient au bout des rennes une jeune pouliche, la reine de la journée : gagnante à 10 contre un.

Il y a encore peu de temps, je ne savais rien ou presque de l’univers des courses hippiques. Je n'avais jamais joué au tiercé, et des chevaux je ne connaissais que ceux qui tournent sagement en rond dans un manège. Je me suis faufilée un peu partout, du côté des turfistes et en coulisses avec les jockeys, les entraineurs et les propriétaires afin de comprendre cet univers aussi étrange que fermé et m'en imprégner. Il résulte de cette expérience photographique équestre deux séries d'images : la première, en noir et blanc, a pour but de retranscrire une atmosphère, un ressenti. La seconde, en couleur, se focalise sur les jockeys sciemment « déshumanisés », sur l’esthétique de leur casaque et de leur posture.

Deux types d’approches pour d'aborder le thème des courses sans se brider.

Nocturnes de vincennes

Hippodrome de Chantilly 

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